Dominique Giorgi appelé à diriger l’ANDPC à l’heure de la transition vers la certification périodique

L’Agence nationale du DPC (ANDPC) s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre avec la nomination annoncée de Dominique Giorgi à sa tête et par intérim, en remplacement de Michèle Lenoir-Salfati.
Cette arrivée intervient à un moment charnière : l’année de transition entre le Développement Professionnel Continu (DPC) et la certification périodique des professionnels de santé.

Une mission sensible, au cœur des transformations du système de santé

La tâche qui attend Dominique Giorgi est loin d’être anodine. Il devra accompagner l’ANDPC et ses équipes dans une phase de transformation profonde des dispositifs de formation et d’évaluation des compétences.
Cette transition, attendue mais encore floue dans ses modalités pratiques, représente une charge humaine et organisationnelle importante pour les équipes de l’Agence, déjà fortement sollicitées.

Dans ce contexte, son expérience des politiques sociales, du dialogue institutionnel et de la conduite du changement constitue un atout déterminant.

Un parcours ancré dans la haute fonction publique sociale

Né en 1961, Dominique Giorgi est un haut fonctionnaire reconnu, spécialiste des questions sociales et du médicament.
Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il rejoint dès 1988 l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), institution clé de l’évaluation des politiques publiques sanitaires et sociales.

Promu inspecteur général des affaires sociales en 2000, il conduit de nombreuses missions d’audit et d’évaluation, contribuant à éclairer la décision publique sur des sujets complexes et souvent sensibles.

Des responsabilités majeures dans la santé et le médico-social

Au fil de sa carrière, Dominique Giorgi occupe plusieurs fonctions stratégiques :

  • Sous-directeur à la Ville de Paris, en charge de la protection de l’enfance
  • Secrétaire général de l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP) à la fin des années 2000
  • Président ou vice-président d’instances nationales majeures, dont le Comité économique des produits de santé (CEPS)
  • Vice-président du Conseil national d’orientation des conditions de travail, fonction qu’il occupe depuis 2016, contribuant à la définition des politiques de santé au travail

Ces expériences témoignent d’une capacité à évoluer à l’interface entre État, institutions sanitaires, professionnels et enjeux économiques.

Transmission et réflexion : un engagement académique et intellectuel

Parallèlement à ses fonctions administratives, Dominique Giorgi s’investit dans l’enseignement :
il a transmis son expertise sur les politiques sociales à Sciences Po Paris et à l’Université Paris-Dauphine.

Auteur, il a également publié plusieurs travaux consacrés à la politique du médicament et aux politiques sociales, prolongeant par l’écrit ses missions de terrain et sa réflexion sur l’action publique.

Une dimension plus personnelle : l’écriture comme respiration

À côté de cette carrière dense, Dominique Giorgi cultive une activité plus intime : l’écriture littéraire.
Romans et nouvelles nourris de ses racines corses et gersoises témoignent d’un attachement au récit, aux territoires et à l’humain — une sensibilité qui pourrait trouver un écho particulier dans la mission délicate qui l’attend à l’ANDPC.

À l’aube de la certification périodique, la nomination de Dominique Giorgi apparaît comme le choix d’un profil expérimenté, capable de conjuguer rigueur institutionnelle, culture du social et compréhension fine des enjeux humains. Un équilibre précieux pour accompagner l’ANDPC dans l’une des mutations les plus structurantes de son histoire récente

Ma Certif'Pro Santé

La certification périodique des professionnels de santé entre dans une phase concrète… mais encore incomplète

Annoncée depuis plusieurs années, parfois perçue comme abstraite, la certification périodique des professionnels de santé (CPP) commence enfin à prendre corps avec la publication de deux décrets structurants.
Ces textes posent un cadre clair, répartissent les responsabilités et organisent le contrôle.

Mais une zone d’ombre importante demeure : en pratique, on ne sait pas encore précisément comment chaque brique de la certification pourra être validée, avec quels financements, ni selon quelles règles opérationnelles.

Deux décrets pour clarifier l’architecture du système

Les décrets récemment publiés viennent fixer les fondations du dispositif national de certification périodique.

Décret 1 et Décret 2


Ils définissent :

  • les acteurs impliqués,
  • leurs rôles respectifs,
  • les mécanismes de suivi,
  • et les leviers de contrôle.

En revanche, ils ne détaillent pas encore les modalités concrètes de validation, laissant de nombreuses questions pratiques ouvertes pour les professionnels de santé.

Des responsabilités désormais bien identifiées

Les CNP : construire les contenus

Les Conseils Nationaux Professionnels (CNP) ont la charge d’élaborer les contenus nécessaires à la certification périodique, pour chaque profession et spécialité.
Ils définissent les actions attendues au regard des pratiques professionnelles, de l’évolution des connaissances et des enjeux de santé publique.

À ce stade, les formats exacts, la charge attendue et les critères de validation précis restent à définir.

La HAS : valider et ajuster les contenus

Les contenus élaborés par les CNP doivent être validés par la Haute Autorité de Santé (HAS), garantissant leur qualité scientifique et leur cohérence nationale.

Si besoin, le gouvernement peut demander à la HAS de modifier ou de compléter ces contenus, afin de répondre à de nouvelles priorités sanitaires ou organisationnelles.

Là encore, les décrets ne précisent pas comment ces ajustements se traduiront concrètement pour les professionnels déjà engagés dans un cycle.

L’État : collecter les preuves via Ma Certif’Pro Santé

L’État met en place un téléservice national, Ma Certif’Pro Santé, destiné à centraliser :

  • les actions réalisées,
  • les justificatifs transmis,
  • l’état d’avancement de chaque professionnel dans sa certification.

Ce système constitue le socle administratif et technique du dispositif.
En revanche, la nature exacte des preuves attendues, leur format et leur articulation avec les dispositifs existants (DPC, formations internes, EPP locales…) restent encore flous.

Ma Certif'Pro Santé : le site de l'ANS pour suivre sa certification périodique
Usine à gaz ou gain de temps avec Ma Certif’Pro Santé ?

Les ordres professionnels : vérifier, accompagner, sanctionner si besoin

Les conseils nationaux des ordres, dont le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) pour les médecins, sont chargés du contrôle.

Ils doivent :

  • vérifier que les obligations sont remplies,
  • contacter les professionnels non conformes,
  • leur demander de se justifier,
  • proposer des solutions pour régulariser la situation,
  • et, en dernier recours, engager une procédure disciplinaire.

L’approche affichée reste progressive et accompagnante, mais les critères concrets déclenchant un contrôle ou une sanction ne sont pas encore totalement explicités.

Les 4 briques de la certification périodique

Le principe de la certification repose sur quatre piliers complémentaires, désormais bien identifiés sur le plan théorique.

1️⃣ Mise à jour des connaissances (aspect cognitif)

Actualisation des recommandations, formations, acquisition de nouvelles compétences.

2️⃣ Évaluation des pratiques professionnelles (aspect réflexif – EPP)

Audits, analyses de pratiques, démarches qualité, retours sur indicateurs.

3️⃣ Relation avec le patient

Communication, information, décision partagée, qualité de la relation soignant–soigné.

4️⃣ Santé du professionnel de santé

Prévention de l’épuisement professionnel, santé mentale, conditions d’exercice.

Ce que l’on ne sait pas encore :

  • quelles actions précises permettront de valider chaque brique,
  • si certaines actions pourront compter pour plusieurs briques,
  • quelles seront les exigences minimales par période.

Des échéances connues, mais des modalités encore floues

Les décrets fixent néanmoins un cadre temporel clair :

  • Briques 1 et 2
    ✔️ validation tous les 3 ans,
    ✔️ sur un modèle proche du DPC.
  • Briques 3 et 4
    ✔️ validation tous les 6 ans.

👉 En revanche, le financement reste une question centrale :

  • quelles actions seront financées,
  • par quels dispositifs,
  • avec quels plafonds,
  • et avec quelle articulation entre DPC, certification périodique et formations hors DPC.

Cas particulier des diplômés récents

Les professionnels de santé diplômés après 2023 bénéficient d’une période transitoire :
➡️ 9 ans pour valider leur première certification périodique complète.

Un délai pensé pour accompagner la montée en charge du dispositif, mais qui suppose rapidement des règles claires pour éviter une accumulation de contraintes en fin de période.

En conclusion : un cadre posé, mais beaucoup de questions pratiques

Avec la publication de ces deux décrets, la certification périodique devient une réalité institutionnelle :

  • les rôles sont identifiés,
  • les outils sont annoncés,
  • le contrôle est organisé.

Mais pour les professionnels de santé, l’essentiel reste à venir :

  • comment valider concrètement chaque brique,
  • selon quelles règles précises,
  • avec quels financements,
  • et avec quelle charge réelle de travail.

Les prochains mois seront donc déterminants pour transformer ce cadre réglementaire en parcours lisibles, financés et réellement utiles à l’amélioration des pratiques, plutôt qu’en une contrainte administrative supplémentaire.

Pourquoi consacrer un bloc à la santé personnelle ?

La certification périodique des professionnels de santé a pour vocation d’assurer la qualité, la sécurité et le développement continu des pratiques médicales. Le bloc 4, centré sur la santé personnelle du praticien, se présente comme le pilier d’une carrière durable et efficace.

Les objectifs poursuivis sont les suivants :

  • Donner à chaque professionnel les moyens de préserver sa santé lui permettant d’exercer une activité de qualité.
  • Rendre chaque professionnel acteur attentif à son état de santé.
  • Promouvoir, maintenir et améliorer l’état de sa santé.
  • Prévenir les altérations de l’état de santé psychique et somatique.
  • Conserver les aptitudes professionnelles.

Pistes de réflexion envisagées par les CNP

Les Conseils Nationaux Professionnels ont proposé, à titre indicatif et en l’attente d’arbitrages définitifs, plusieurs types d’actions susceptibles de valider ce bloc 4 :

Pistes d’action (infinitif ou futur)Mode de validation envisagé
Envisager des formations sur la santé personnelle (gestion du stress, équilibre vie pro/vie perso, nutrition, sommeil…) délivrées par un organisme labellisé Qualiopi, un ODPC ou figurant sur la liste publique.Attestation de participation
Respecter le calendrier vaccinal, mettre en place des actions de prévention et de gestion des risques psycho-sociaux, appliquer les règles de radioprotection.Déclaration sur l’honneur
Réaliser une auto-évaluation de son état de santé (questionnaires de repérage du burn-out, suivi de paramètres tels que poids, tension, sommeil) et proposer des outils d’« auto-repérage » ou d’« auto-dépistage ».Déclaration sur l’honneur
Suivre des formations à la gestion des risques professionnels (ergonomie, postures, prévention des TMS) par des organismes Qualiopi, ODPC ou liste publique.Attestation de participation
Déclarer un médecin traitant (hors auto-déclaration ou lien de parenté au 1er degré ou conjoint), ou réaliser un bilan de santé proposé par la CPAM.Déclaration sur l’honneur
Effectuer une consultation de médecine du travail au moins tous les trois ans.Attestation
Pratiquer une activité sportive et/ou culturelle en club, au moins de façon hebdomadaire.Déclaration sur l’honneur

En conclusion, ces pistes conçues par les CNP dessinent un cadre souple et évolutif pour que chaque professionnel de santé devienne véritablement acteur de sa propre santé. Elles ne sont pas encore validées et nous attendons les articles de loi et les décrets pour les formaliser et les faire évoluer vers des actions concrètes, validées et bénéfiques sur le long terme.

Ma Certif Pro Santé : Simplifier le parcours de certification des professionnels de santé

Une plateforme centralisée pour la certification périodique

Face aux exigences croissantes du secteur médical, le nouveau service en ligne Ma Certif Pro Santé se présente comme la solution attendue pour la gestion de la certification périodique. En cours de développement, cette plateforme vise à rassembler en un point unique toutes les démarches liées à la certification des professionnels de santé.

L’initiative répond à un constat simple : les praticiens consacrent un temps considérable aux tâches administratives, au détriment du temps de soin. Ma Certif Pro Santé entend renverser cette tendance en offrant un outil intuitif et complet.

Quatre domaines pour une approche complète

La certification s’organise désormais autour de quatre axes complémentaires que la plateforme intègre parfaitement :

  • L’actualisation des savoirs : Formations continues permettant d’intégrer les avancées scientifiques
  • L’analyse des pratiques : Démarches d’évaluation visant l’amélioration continue des soins
  • L’approche relationnelle : Perfectionnement des interactions avec les patients
  • L’équilibre professionnel : Initiatives favorisant le bien-être du soignant

Les médecins devront valider au minimum huit actions réparties sur six années, avec l’obligation d’en accomplir deux dans chacun des quatre domaines. Ce découpage assure un développement professionnel équilibré couvrant tous les aspects du métier.

Diversité des actions reconnues

La force du dispositif Ma Certif Pro Santé tient dans sa capacité à reconnaître une large palette d’activités professionnelles :

  • Les parcours formatifs classiques (sessions DPC, formations spécialisées, processus d’accréditation)
  • Les démarches d’analyse professionnelle, qu’elles soient personnelles ou menées en équipe (projets qualité, analyses des risques, évaluations croisées des pratiques)

Cette souplesse valorise les multiples façons dont les professionnels entretiennent et développent leurs compétences au quotidien.

Des interrogations techniques en attente de réponses

Le développement du service soulève encore plusieurs questions techniques importantes :

  • Comment s’effectuera l’importation automatique des données depuis les autres plateformes existantes ?
  • Quelle sera la simplicité du processus de déclaration pour les professionnels souhaitant enregistrer eux-mêmes leurs actions ?

Ces points critiques touchent directement à la promesse fondamentale du service : réduire les contraintes administratives plutôt que les multiplier. L’enjeu consiste à libérer du temps médical, ressource devenue rare dans notre système de santé actuel.

Une architecture pensée pour la sécurité

À son déploiement complet, Ma Certif Pro Santé s’appuiera sur des fondations solides :

  • Un système d’identification via e-CPS garantissant la sécurité des accès
  • Une gestion confiée à l’ANS (Agence du Numérique en Santé) pour l’administration des comptes
  • Une validation officielle par les Ordres professionnels concernés

Ce cadre technique assure à la fois la protection des données et la validité des certifications obtenues.

Un outil d’analyse pour le pilotage du système

Au-delà des bénéfices individuels, Ma Certif Pro Santé offrira une vision globale précieuse pour les instances de régulation. Des tableaux de bord dédiés seront accessibles aux :

  • CNP (Conseils Nationaux Professionnels)
  • Instances ordinales
  • Structures de soins
  • Services ministériels (DGOS)

Ces outils permettront de mesurer :

  • L’avancement du processus de certification à l’échelle nationale
  • La qualité et la cohérence des actions entreprises par les professionnels
Ma certif sante pro : pour tracer son parcours de certification périodique

Une avancée significative pour le quotidien des soignants

Ma Certif Pro Santé s’inscrit dans une démarche de modernisation du système de santé, où la simplification administrative devient un levier d’amélioration des conditions d’exercice. En facilitant la gestion des obligations de certification, cette plateforme contribue à résoudre l’une des principales frustrations exprimées par les professionnels de santé.

Dans un contexte de tension persistante sur les ressources humaines en santé, cette initiative représente un pas concret vers un meilleur équilibre entre exigences réglementaires et réalités du terrain, bénéficiant in fine à la qualité des soins prodigués aux patients.

La rédaction suivra attentivement l’évolution de ce dispositif prometteur dans les semaines à venir.

Certification périodique des médecins : un chantier toujours en cours

Plus d’un an après son entrée en vigueur officielle en janvier 2023, la certification périodique des médecins, qu’ils exercent en libéral ou à l’hôpital, peine encore à se concrétiser pleinement. Ce dispositif, censé garantir le maintien des compétences des professionnels de santé et la qualité des soins, est freiné par l’absence d’un cadre réglementaire totalement opérationnel.

Lors de la dernière journée organisée par la Fédération des spécialités médicales (FSM), regroupant les conseils nationaux professionnels (CNP), Marie Daudé, directrice générale de l’offre de soins (DGOS), a reconnu que le projet avait connu plusieurs blocages, notamment en raison du contexte politique. Un dernier décret publié en mars 2024 a tout de même permis de franchir une étape importante en définissant les professionnels concernés et les types d’actions reconnues. Mais pour que le système soit pleinement effectif, plusieurs textes réglementaires restent attendus : ceux encadrant les contrôles par les Ordres professionnels, les sanctions potentielles, ou encore la gestion des données personnelles via le futur téléservice « Ma Certif pro santé ».

Ce téléservice, justement, est un autre point sensible du dispositif. Encore au stade de prototype, il est développé par l’Agence du numérique en santé (ANS) et doit permettre à chaque professionnel de suivre son parcours de certification. Mais des problèmes techniques subsistent, notamment pour connecter cette plateforme avec les autres outils existants, comme le compte du développement professionnel continu (DPC). Pour Jérôme Wojciekowski, chargé du projet à l’ANS, il est crucial de simplifier l’écosystème numérique pour éviter de disperser les informations entre plusieurs comptes.

Encore des incertitudes sur la certification periodique

Des référentiels encore trop rigides

Autre point d’attention : la rigidité du système actuel. Chaque médecin est automatiquement rattaché au référentiel élaboré par le CNP de sa spécialité d’origine, sans tenir compte des évolutions de son exercice. Une situation problématique pour ceux qui ont diversifié leur pratique, comme certains généralistes aujourd’hui spécialisés dans les urgences. Pour exercer en dehors de son référentiel initial, il faut une autorisation préalable de l’Ordre. Un manque de souplesse dénoncé par plusieurs membres du Conseil national de la certification périodique (CNCP), dont la présidente de sa commission médecins, la Dr Caroline Di Lorenzo-Kas.

Par ailleurs, la certification reste largement méconnue des jeunes médecins. Killian L’helgouarc’h, président de l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), estime qu’il est urgent de mieux informer les futurs praticiens dès leurs études pour éviter que le dispositif ne reste lettre morte.

Un socle défini, mais des zones d’ombre

Du côté des spécialités, les choses avancent plus concrètement. Grâce à l’impulsion de la FSM et du Collège de médecine générale, la majorité des CNP ont déjà défini les référentiels de certification. Ceux-ci précisent les actions reconnues dans les quatre grands domaines imposés : savoirs médicaux, pratiques professionnelles, relation patient, et santé du praticien lui-même. Congrès, diplômes universitaires, protocoles, ou encore missions de maître de stage font partie des activités validantes.

Chaque médecin devra ainsi justifier d’au moins huit actions sur une période de six ans, soit deux par grand domaine. Mais la question de l’interdisciplinarité reste à affiner, notamment pour les domaines transversaux comme la relation soignant-soigné ou le bien-être des professionnels.

En attendant que le cadre soit totalement défini et que les outils numériques soient fonctionnels, les médecins sont invités à conserver les preuves de leurs actions. Une mesure transitoire dans un climat encore flou, où le bon sens prime : mieux vaut garder une trace de tout.

La relation du professionnel de santé avec les patients : un pilier de la certification périodique

Après avoir exploré l’importance du suivi de l’état de santé des professionnels, intéressons-nous aujourd’hui à un aspect essentiel de l’exercice médical : la relation entre les soignants et leurs patients.

Pourquoi la relation soignant-patient est-elle un enjeu central ?

La qualité de la relation entre un professionnel de santé et ses patients influence directement la prise en charge, l’adhésion aux traitements et le ressenti global des patients face aux soins. Une communication claire et bienveillante permet d’instaurer un climat de confiance, essentiel pour garantir une prise en charge efficace et respectueuse.

Dans le cadre de la certification périodique, l’amélioration de cette relation est un objectif clé, avec la mise en place de formations, d’évaluations et de bonnes pratiques pour renforcer les compétences relationnelles et la qualité des échanges avec les patients.

Les grands axes d’amélioration de la relation soignant-patient

1. La communication : un levier fondamental

Une communication adaptée permet d’établir une relation de confiance entre le professionnel de santé et le patient. Plusieurs éléments sont essentiels :

  • L’écoute active : Comprendre les attentes et les préoccupations du patient.
  • Un langage clair et accessible : Expliquer les diagnostics et les traitements de manière compréhensible.
  • L’adaptation à chaque patient : Tenir compte des niveaux de compréhension, des émotions et du contexte culturel.

La certification périodique encourage les soignants à se former à ces techniques de communication pour mieux répondre aux besoins de leurs patients.

2. L’empathie et la bienveillance

L’approche humaine et bienveillante du soignant contribue à rassurer le patient et à améliorer son expérience des soins. L’empathie passe par :

  • La prise en compte des émotions du patient,
  • La reformulation pour valider la compréhension des inquiétudes,
  • Le respect du rythme et des choix du patient.

Les formations en communication thérapeutique et en gestion des émotions permettent aux soignants de développer ces compétences essentielles.

3. Le respect du consentement et de l’autonomie du patient

Chaque patient doit être acteur de sa propre santé. La certification périodique met l’accent sur :

  • Le respect du consentement éclairé avant tout acte médical,
  • L’accompagnement dans la prise de décision partagée,
  • La prise en compte des préférences et des valeurs du patient.

Ces principes renforcent la confiance et favorisent une meilleure adhésion aux traitements.

4. La gestion des situations complexes et conflictuelles

Les professionnels de santé sont parfois confrontés à des tensions ou des incompréhensions avec leurs patients. Savoir gérer ces situations permet d’éviter les conflits et de préserver une relation de soin de qualité.

La certification périodique encourage le développement de compétences en :

  • Gestion du stress et des émotions,
  • Techniques de médiation et de résolution de conflits,
  • Posture professionnelle face aux refus de soins ou aux demandes inappropriées.

5. L’accompagnement des patients vulnérables

Certains patients, en raison de leur âge, de leur état de santé ou de leur situation sociale, nécessitent une attention particulière. L’amélioration de la relation soignant-patient passe aussi par une prise en charge spécifique des publics vulnérables, en assurant :

  • Une approche adaptée aux patients âgés, aux personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies chroniques,
  • Une vigilance accrue face aux risques de maltraitance ou de négligence,
  • Un accompagnement renforcé pour les patients en situation de précarité.

Un engagement continu pour une meilleure relation soignant-patient

L’amélioration de la relation entre les soignants et leurs patients est un processus continu, soutenu par la certification périodique. En renforçant leurs compétences relationnelles et en adoptant des pratiques bienveillantes, les professionnels de santé contribuent à une meilleure qualité de soin et à un système de santé plus humain.

Dans notre prochain article, nous explorerons l’impact de la certification périodique sur l’organisation du travail des soignants. Restez connectés !

Le suivi de l’état de santé du professionnel de santé : un enjeu clé de la certification périodique

Après avoir exploré l’amélioration de la qualité des pratiques, intéressons-nous aujourd’hui à un autre pilier fondamental de la certification périodique : le suivi de l’état de santé du professionnel de santé.

Pourquoi surveiller l’état de santé des professionnels de santé ?

Les soignants sont exposés à des conditions de travail exigeantes, parfois éprouvantes, qui peuvent impacter leur bien-être physique et mental. La fatigue, le stress, la charge émotionnelle et la pression constante sont autant de facteurs qui peuvent nuire à leur état de santé et, par conséquent, à la qualité des soins prodigués aux patients.

C’est pourquoi la certification périodique inclut des mesures spécifiques visant à assurer un suivi régulier de la santé des professionnels, à prévenir l’épuisement et à promouvoir leur bien-être.

Les principaux axes du suivi de la santé des soignants

1. La prévention des risques professionnels

L’exercice des professions de santé expose à de nombreux risques :

  • Risques infectieux (contact avec des agents pathogènes),
  • Troubles musculo-squelettiques liés aux gestes répétitifs et aux postures contraignantes,
  • Stress et surcharge mentale pouvant mener au burn-out.

Le suivi médical régulier permet d’identifier ces risques et de mettre en place des stratégies de prévention adaptées, comme l’aménagement du temps de travail, l’amélioration des conditions ergonomiques ou encore des formations à la gestion du stress.

2. Le dépistage et la prise en charge des troubles psychologiques

La santé mentale des professionnels de santé est un enjeu majeur. La pression du métier, la confrontation à la souffrance et la fatigue chronique peuvent entraîner des troubles anxieux, des dépressions ou un épuisement professionnel.

La certification périodique encourage le dépistage précoce de ces troubles et incite à la mise en place de dispositifs d’accompagnement, tels que :

  • Des consultations spécialisées en soutien psychologique,
  • Des cellules d’écoute et de prévention du burn-out,
  • Des formations à la gestion du stress et des émotions.

3. L’accompagnement dans la gestion de la fatigue et des horaires de travail

Les horaires atypiques, les gardes de nuit et le manque de sommeil impactent directement la vigilance et la performance des soignants.

Les institutions de santé, dans le cadre de la certification périodique, sont encouragées à proposer des solutions pour limiter ces effets négatifs :

  • Repos compensateurs et ajustement des plannings,
  • Sensibilisation aux bonnes pratiques du sommeil,
  • Promotion d’espaces de repos adaptés dans les établissements de santé.

4. La vaccination et la protection contre les maladies infectieuses

Le suivi de la santé des professionnels inclut également la mise à jour des vaccinations obligatoires et recommandées pour prévenir la transmission des maladies infectieuses.

Les soignants étant en première ligne face aux épidémies, des protocoles stricts garantissent leur protection :

  • Campagnes de vaccination (grippe, hépatite B, COVID-19, etc.),
  • Accès facilité aux équipements de protection individuelle,
  • Surveillance des expositions accidentelles aux agents infectieux.

5. La promotion du bien-être et de l’équilibre personnel

Un professionnel de santé en bonne santé est un soignant plus performant et épanoui. La certification périodique promeut des actions en faveur du bien-être global des soignants, notamment :

  • Des programmes d’activité physique et de nutrition adaptés,
  • Des actions de sensibilisation sur l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle,
  • Le développement d’initiatives favorisant la reconnaissance et la valorisation du travail des soignants.

Un dispositif essentiel pour une prise en charge de qualité

Le suivi de l’état de santé des professionnels de santé est un élément clé de la certification périodique. En s’assurant que les soignants disposent d’un environnement de travail sain et de dispositifs de soutien adaptés, ce processus contribue directement à améliorer la qualité des soins et à garantir la sécurité des patients.

Dans notre prochain article, nous examinerons l’impact de la certification périodique sur la relation entre les soignants et leurs patients. Restez connectés !

L’amélioration de la qualité des pratiques grâce à la certification périodique (CPPS)

Après avoir exploré l’historique de la certification périodique (CPPS) et son rôle dans l’actualisation des connaissances et des compétences, intéressons-nous aujourd’hui à un aspect fondamental de cette réforme : l’amélioration de la qualité des pratiques professionnelles.

Pourquoi viser une amélioration continue des pratiques ?

Dans le domaine de la santé, l’amélioration des pratiques est essentielle pour garantir la sécurité des patients et optimiser la prise en charge. Les avancées médicales, technologiques et organisationnelles imposent aux professionnels de s’adapter en permanence pour offrir des soins toujours plus efficaces et sécurisés.

La certification périodique s’inscrit dans cette dynamique en incitant les professionnels de santé à évaluer leurs pratiques, à identifier leurs axes d’amélioration et à adopter des démarches fondées sur des données probantes.

Les leviers d’amélioration des pratiques grâce à la certification périodique

1. L’évaluation des pratiques professionnelles (EPP)

L’un des piliers de la certification périodique est l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP). Ce processus consiste à analyser ses propres actes médicaux ou paramédicaux à l’aide d’indicateurs de qualité.

L’EPP permet notamment de :

  • Détecter des écarts entre la pratique réelle et les recommandations officielles,
  • Identifier des axes d’amélioration individuels et collectifs,
  • Mettre en œuvre des actions correctrices pour optimiser la prise en charge des patients.

Elle se base sur des audits cliniques, des revues de dossiers médicaux ou encore des analyses de parcours de soins.

2. L’intégration des recommandations et des bonnes pratiques

La certification périodique impose aux professionnels de suivre les recommandations émises par les sociétés savantes et les autorités de santé. Ces recommandations, basées sur des études scientifiques rigoureuses, permettent d’uniformiser les pratiques et de garantir des soins conformes aux dernières avancées médicales.

En intégrant ces référentiels dans leur exercice quotidien, les soignants améliorent la pertinence de leurs décisions cliniques et réduisent les variations injustifiées de prise en charge.

3. La formation continue et les échanges entre pairs

L’apprentissage ne s’arrête pas à la fin des études médicales. La certification périodique encourage les professionnels à s’engager dans des formations régulières pour enrichir leurs connaissances et développer de nouvelles compétences.

Les formations, qu’elles soient présentielles, en ligne ou sous forme de simulations, permettent de :

  • Renforcer la maîtrise des gestes techniques,
  • Apprendre à utiliser de nouveaux dispositifs médicaux,
  • Mettre à jour ses connaissances sur les pathologies émergentes.

Par ailleurs, les échanges entre pairs, via des groupes de travail ou des cercles de qualité, favorisent la réflexion collective et la mutualisation des bonnes pratiques.

4. La gestion des risques et l’amélioration de la sécurité des soins

L’amélioration de la qualité des pratiques passe également par une meilleure gestion des risques médicaux. Grâce à la certification périodique, les professionnels sont sensibilisés aux erreurs médicales, aux événements indésirables et aux stratégies de prévention.

Des outils comme l’analyse des événements indésirables associés aux soins (EIAS) ou les protocoles d’hygiène hospitalière permettent de réduire les risques et d’améliorer la sécurité des patients.

5. L’éthique et la relation avec les patients

Enfin, la qualité des pratiques ne se limite pas aux actes médicaux. La certification périodique intègre également des modules sur l’éthique, la communication et la relation avec les patients.

Mieux informer, mieux écouter et mieux accompagner les patients tout au long de leur parcours de soins contribue à améliorer leur satisfaction et à renforcer la confiance dans le système de santé.

Un dispositif en évolution permanente

L’amélioration de la qualité des pratiques grâce à la certification périodique est un processus dynamique qui s’adapte aux évolutions médicales et sociétales. Ce dispositif continuera d’évoluer en fonction des retours d’expérience et des avancées scientifiques pour garantir un haut niveau d’exigence dans la prise en charge des patients.

Dans notre prochain article, nous nous intéresserons au troisième point abordé dans la certification périodique : le suivi de l’état de santé du professionnel. Restez connectés !

Actualisation des connaissances et des compétences : un enjeu majeur pour les professionnels de santé

L’actualisation des connaissances et des compétences est l’un des quatre volets de la certification périodique des professionnels de santé. Face aux avancées scientifiques, aux innovations technologiques et à l’évolution des recommandations médicales, il est crucial pour les praticiens de se former tout au long de leur carrière. Ce premier volet de la certification périodique vise à garantir une prise en charge optimale des patients et à assurer une qualité de soins conforme aux dernières données de la science.

Pourquoi actualiser ses connaissances ?

Le domaine de la santé évolue à une vitesse fulgurante. De nouvelles pathologies émergent, des traitements innovants sont développés, et les approches diagnostiques s’affinent. Dans ce contexte, la mise à jour régulière des compétences permet de :

  • Maintenir un niveau de pratique en adéquation avec les dernières recommandations scientifiques,
  • Intégrer les nouvelles technologies et outils numériques en médecine,
  • Améliorer la qualité et la sécurité des soins dispensés aux patients,
  • Favoriser une démarche d’amélioration continue et de remise en question constructive.

Les modalités d’actualisation des compétences

Plusieurs dispositifs sont accessibles aux professionnels de santé pour actualiser leurs connaissances et leurs compétences :

1. Le Développement Professionnel Continu (DPC)

Le DPC est un dispositif réglementé permettant aux professionnels de suivre des formations adaptées à leur spécialité. Il inclut :

  • Des formations présentielles et en ligne,
  • Des analyses de pratiques professionnelles,
  • Des démarches d’évaluation et d’amélioration des pratiques.

2. Les congrès et conférences scientifiques

Participer à des événements médicaux nationaux et internationaux est une opportunité précieuse pour :

  • Découvrir les avancées récentes,
  • Échanger avec des experts du domaine,
  • Renforcer son réseau professionnel.

3. L’auto-formation et la veille scientifique

Grâce aux revues médicales, aux plateformes d’apprentissage en ligne et aux publications scientifiques, chaque professionnel peut s’informer en continu sur les évolutions de son secteur.

4. Les enseignements universitaires et formations diplômantes

Certaines professions nécessitent une spécialisation ou une mise à jour approfondie des compétences via des diplômes universitaires (DU), masters ou certifications spécifiques.

Les bénéfices pour le professionnel et ses patients

L’engagement dans une démarche d’actualisation des compétences offre de nombreux avantages :

  • Pour le professionnel : il renforce son expertise, sa confiance en lui et son employabilité.
  • Pour le patient : il bénéficie d’une prise en charge optimisée et d’une médecine fondée sur les meilleures pratiques actuelles.
  • Pour le système de santé : une meilleure qualité des soins contribue à réduire les erreurs médicales et à optimiser la prise en charge globale des patients.

Conclusion

L’actualisation des connaissances et des compétences est un impératif pour tout professionnel de santé souhaitant garantir une prise en charge de qualité. En s’inscrivant dans une démarche d’apprentissage continu, les praticiens restent à la pointe des avancées médicales et assurent aux patients un suivi optimal. Plus qu’une obligation, cette mise à jour régulière est une véritable opportunité de développement et d’excellence professionnelle.

Origines et grandes dates de la certification périodique des professionnels de santé en France

Dans notre premier article, nous avons exploré les grandes lignes de la certification périodique des professionnels de santé en France. Aujourd’hui, plongeons dans son histoire et découvrons les événements clés qui ont conduit à sa mise en place.

Une nécessité reconnue depuis plusieurs décennies

L’idée d’une certification périodique des professionnels de santé n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une tendance internationale visant à garantir que les compétences des soignants restent à jour tout au long de leur carrière. Depuis plusieurs décennies, divers rapports et réformes ont insisté sur l’importance de l’évaluation continue des professionnels de santé pour assurer la sécurité des patients et l’amélioration continue des pratiques médicales.

Les prémices dans les années 1990

Dès les années 1990, la France amorce une réflexion sur la formation continue des professionnels de santé. Plusieurs initiatives voient le jour, notamment la mise en place du Développement Professionnel Continu (DPC) en 1996, un dispositif encourageant les professionnels à actualiser régulièrement leurs connaissances.

Parallèlement, d’autres pays comme les États-Unis et le Canada instaurent des systèmes de recertification régulière pour les médecins et les autres professions médicales. La France, bien qu’attachée à la formation continue, tarde cependant à franchir le cap de l’obligation périodique de certification.

Les années 2000 : une prise de conscience progressive

Au début des années 2000, plusieurs rapports officiels mettent en évidence la nécessité d’un contrôle plus strict des compétences des professionnels de santé. Le rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) en 2003 souligne ainsi les limites du DPC, en mettant en avant l’absence de mécanismes contraignants pour s’assurer que les professionnels suivent effectivement des formations adaptées.

En 2009, la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » (HPST) pose les bases d’un cadre réglementaire renforçant l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP). Ce texte marque une avancée, mais ne va pas encore jusqu’à instaurer une certification périodique obligatoire.

2016 : un tournant avec la loi de modernisation du système de santé

Le véritable tournant intervient en 2016 avec la loi de modernisation du système de santé. Cette réforme, portée par la ministre de la Santé de l’époque, Marisol Touraine, introduit des mesures visant à renforcer la qualité des soins, notamment en rendant le DPC obligatoire pour tous les professionnels de santé.

Cependant, cette loi ne prévoit toujours pas de certification périodique stricte, bien que le sujet commence à être sérieusement étudié par les instances de régulation.

2021 : l’instauration de la certification périodique

Le changement décisif intervient en 2021 avec la loi du 24 juillet relative à la gestion de la crise sanitaire. Cette loi inscrit pour la première fois dans le Code de la santé publique l’obligation de certification périodique pour certains professionnels de santé réglementés.

L’objectif de cette certification est de s’assurer que chaque professionnel maintient et actualise ses compétences dans plusieurs domaines essentiels :

  • Le maintien des connaissances et des compétences techniques,
  • La prévention des risques d’épuisement professionnel,
  • L’éthique et la déontologie.

L’application de cette réforme est progressive, avec une mise en œuvre échelonnée en fonction des professions concernées.

2023-2024 : mise en œuvre et ajustements

Depuis 2023, la certification périodique est officiellement en place pour certaines professions de santé, notamment les médecins, chirurgiens-dentistes et infirmiers en pratique avancée. Les ordres professionnels sont chargés d’encadrer et de vérifier la mise en conformité des praticiens.

Parallèlement, des ajustements sont apportés au dispositif, afin de garantir sa faisabilité et son efficacité. Les retours d’expérience des premières années permettront d’adapter le modèle et de l’étendre progressivement à d’autres professions de santé.

Une évolution nécessaire pour la qualité des soins

L’instauration de la certification périodique s’inscrit dans une volonté de modernisation et d’amélioration continue du système de santé français. Si elle suscite encore des débats, notamment sur la charge administrative qu’elle implique pour les professionnels, elle est perçue comme un levier essentiel pour garantir des soins de qualité et sécuriser les parcours de soins des patients.

Dans nos prochains articles, nous explorerons plus en détail le fonctionnement concret de la certification périodique et les impacts qu’elle a sur les professionnels de santé et leurs pratiques quotidiennes.

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